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Paul Verlaine

Dans La Bonne Chanson:

 

La lune blanche

Luit dans les bois;

De chaque branche

Part une voix

Sous la ramée…

 

O bien-aimée.

 

L'étang reflète,

Profond miroir,

La silhouette

Du saule noir

Où le vent pleure…

 

Rêvons, c'est l'heure.

 

Un vaste et tendre

Apaisement

Semble descendre

Du firmament

Que l'astre irise…

 

C'est l'heure exquise.

 

 

Dans Romances sans paroles:

 

Dans l'interminable

Ennui de la plaine

La neige incertaine

Luit comme du sable.

 

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

 

Comme des nuées

Flottent gris les chênes

Des forêts prochaines

Parmi les buées.

 

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

 

Corneille poussive

Et vous, les loups maigres,

Par ces bises aigres

Quoi donc vous arrive?

 

Dans l'interminable

Ennui de la plaine

La neige incertaine

Luit comme du sable.

 

 

The Last Invocation

(Walt Whitman, 1819-1892)

 

At the last, tenderly

From the walls of the powerful fortress'd house,

From the clasp of the knitted locks,

            From the keep of the well-closed doors,

Let me be wafted.

Let me glide noiselessly forth;

With the key of softness unlock the locks –

            With a whisper,

Set open the doors O soul.

 

Tenderly – be not impatient,

(Strong is your hold O mortal flesh,

Strong is your hold O love.)

 

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